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Les Liaisons Dangereuses Du Dr Porsche


63 réponses à ce sujet

#1 pascalG

pascalG

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Posté 28 août 2006 - 06:50

Voici un article historique sur Ferdinand Porsche, visitant le plus de facettes possible de l'homme, sans faux semblants et sans concession. Certe, vous trouverez peut être le portrait un peu dur mais il faut bien arrêter de se voiler la face.




Tout le monde connaît la légende de Ferdinand Porsche, le génial visionnaire qui créa la Volkswagen. Mais au-delà des grandes lignes, claires est limpides, retenues du plus grand nombre, qui se cache derrière le masque du Dr Porsche ?
Voyons à quel point le docteur Porsche était impliqué dans le régime nazi.

Ce que vous allez lire, je ne l’ai pas inventé. Les informations proviennent de deux chercheurs allemands, Hans Mommsen et Manfred Grieger, qui ont décrit dans un livre de plus de milles pages le rôle de Ferdinand Porsche et de son entreprise dans l'Allemagne du IIIe Reich ainsi que le traitement alors infligé aux travailleurs de toutes origines embrigadés dans les usines.


Frédéric Clairmont, économiste, en a fait un article paru dans le Monde Diplomatique, que je retranscris partiellement ici. Aujourd’hui encore, les chercheurs butent face au refus du descendant direct de Porsche, M. Ferdinand Piëch, de communiquer aux auteurs les archives de la société. La dynastie Peugeot leur a également refusé la consultation de ses archives, pour ce qui concerne sa collaboration à l'époque avec Volkswagen.
ils se sont heurtés à une attitude identique de la part du ministère de l'intérieur, sans doute soucieux de ne point divulguer, au nom des « intérêts nationaux », les complicités de la bourgeoisie française avec les entreprises de l'Allemagne nazie. En réalité, c'est la plus grande partie du patronat de l'Europe occupée et non occupée qui fut complice des crimes de Hitler, et l'on sait que les banques suisses et suédoises continuèrent à financer l'industrie allemande après la prise de pouvoir des nazis en 1933
D’autres informations proviennent de la Fédération Nationale des Déportés et Internés Résistants et Patriotes et du magazine Motorsport.


Pour ne pas oublier

1) Participation active à l’effort de propagande

Dès son arrivée au pouvoir, le nouveau fûhrer finança la création d'une nouvelle automobile de course. Cette automobile devra porter l’Allemagne à la victoire du championnat du monde.
Le résultat sera sans appel : en 1934 c’est la naissance des inoubliables et phénoménales Auto Union «flèches d'argent » conçues par Ferdinand Porsche qui domineront pendant 6 ans les grands prix. . Développée en soufflerie, leur carrosserie possédaient un cx de 0,237 (pour comparaison, une 206 à un cx de 0.32), rien n’est refusé à Porsche pour mener à bien son projet. Les Auto Union seront les symboles automobiles de puissance du Reich, et Ferdinand Porsche en est le géniteur. Capable d’atteindre des vitesses de plus de 350 km/h, elles écrasent toutes les rivales qui se présentent, y compris les Mercedes qui resteront leurs seules rivales. Le circuit de l’Avus est même remodelé pour parfaire les performances des autos, tout est calculé pour qu’aucune voiture étrangère ne puissent vaincre les autos allemandes qui s’imposent alors partout, reléguant les autres concurrents aux rôles de figurants. En Octobre 1937, B. Rosemeyer pilotant une Type C profilée devint le premier homme à dépasser 400 km/h, sur une autoroute à 2 voies (Francfort-Darmstadt) ! il battit encore 15 autres records officiels en une semaine.
La propagande est parfaite.


2)Destruction par le travail

Le « grand ingénieur » Ferdinand Porsche, ainsi qu'on l'appelait dans les milieux d'affaires, avait été le disciple de Frederick Winslow Taylor (1856-1915), dont les principes d' « organisation scientifique » du travail trouvèrent leur application dans le fordisme. (voir votre dictionnaire pour les définitions de taylorisme et fordisme) Il avait visité plusieurs fois les usines de Detroit, et des ingénieurs germano-américains recrutés chez Ford contribuèrent au développement de l'usine Volkswagen. C'est donc à Detroit que Ferdinand Porsche comprit toute l'importance de la mise sous contrôle du travail de l'ouvrier et de sa subordination à un système d'espionnage constant d'un bout à l'autre de la chaîne, grâce à des méthodes « scientifiques ».

Ferdinand Porsche avait saisi l'importance de la productivité, la nécessité de l'augmenter sans cesse était devenue chez lui une véritable obsession. Une nécessité que son ami SS Fritz Sauckel, responsable de la déportation massive des travailleurs, résumait ainsi dans sa première directive du travail : « Les travailleurs étrangers seront traités de manière qu'on les exploite au maximum, avec un minimum de dépenses. » Et cette règle ne s'appliqua pas seulement à la main-d’œuvre étrangère. Aux méthodes classiques pour accroître la productivité (allongement de la journée de travail, accélération des rythmes, introduction d'innovations techniques économisant le travail), Porsche et l'appareil de terreur nazi en avaient redécouvert une quatrième : l'esclavage.

C'est ainsi que l'ordre hitlérien ouvrit aux capitalistes allemands frappés par la grande récession de vastes perspectives de profits. Certes, les ouvriers allemands jouirent du plein emploi ; mais ce fut au prix de leur abaissement à l'état de serfs et à des salaires de misère. Bientôt, de telles conditions devinrent le lot de toute l'Europe occupée. Compétitivité et flexibilité du travail étaient les mots d'ordre dans le IIIe Reich, et cette sorte d'ajustement structurel avant la lettre devait permettre de préparer l'explosion guerrière de 1937. Mais le slogan « Freude durch Arbeit » (la joie par le travail) dégénéra en « Vernichtung durch Arbeit » (la destruction par le travail), car, au bout de cet ajustement-là, il y avait la mort. Chez Volkswagen, la main-d’œuvre étrangère soumise au travail forcé était exposée au froid (il existe des photos montrant de jeunes femmes soviétiques travaillant pieds nus, réduites à l'état d'esclaves), aux coups incessants, à la malnutrition et à la mort précoce.
En tant que patron de Volkswagen, Porsche en est directement responsable.
Outre le Führer lui-même, Ferdinand Porsche comptait parmi ses proches amis le Dr Robert Ley, patron du Front du travail (Arbeitsfront), le Reichsführer SS Heinrich Himmler, et Fritz Sauckel qui portait le titre pompeux de « plénipotentiaire général pour la mise au travail » (Generalbevollmachtigter für den Arbeitseinsatz).

3) Dr Porsche tout puissant.

Les prouesses techniques de Porsche sont indissociables de son idéologie et de la manière dont il traita des ouvriers, libres ou esclaves. Lui-même rallia de son plein gré le parti nazi en 1937, l'année où Hitler achevait la première phase de consolidation de son pouvoir. Deux ans auparavant, un prototype de la KDF wagen était sorti de la ligne de production.
L'usine Volkswagen fut achevée en 1938, grâce à l'afflux d'une main-d’œuvre italienne (l'exploitation des travailleurs étrangers deviendrait une constante de la politique du travail chez Volkswagen). Le patron de la firme fit alors l'objet d'un véritable culte de la personnalité et reçut les plus hautes distinctions du régime hitlérien. Car il était le modèle-type du capitaliste nazi qu'il fallait imiter partout et l'on exalta son rôle dans des documentaires, dans la presse et à la radio, et, bien sûr, dans les réunions du parti.
1938 fut aussi l'année de l'abandon de la Tchécoslovaquie par Paris et Londres. Comme IG Farben, Volkswagen prit une part décisive aux victoires de l'armée allemande dans sa guerre éclair. En tant que président de la Commission Panzer, Ferdinand Porsche fit des innovations à l'origine de toute une variété de blindés, dont le redoutable char « Tigre » et le chasseur « Ferdinand ». Sa production militaire allait embrasser une large gamme d'avions, parmi lesquels le Junker 88, bombardier courant de la Luftwaffe, et l'intercepteur Focke Wulf, fléau des bombardiers alliés. Il eut aussi un rôle essentiel dans la mise au point et la fabrication d'armes de représailles (Vergeltungswaffe) telles que les bombes volantes Fi 103, utilisées sans discrimination contre les civils. Bien entendu vous connaissez les Kübelwagen et Schwimmwagen, dérivés directement de la KDF.
Durant la guerre, 65 % du personnel de Volkswagen était composé de travailleurs forcés étrangers, Ils furent employés au montage de bombes volantes V1, à la production de mines antipersonnel (Tellerminen) et de bazookas (Panzerfaust).

De l'ouverture des ateliers à la fin de la guerre, ce ne sont pas des voitures pour la population civile, qui sortirent des ateliers conçus par Ferdinand Porsche, mais bien des véhicules militaires pour la Wehrmacht. Seuls les naïfs peuvent encore croire que c’est la situation qui l’exigea. Tout était déjà prévu !
Durant l’occupation, Porsche par l’entremise de VW s’installa dans l’usine Peugeot. Dans l'usine sochalienne, les occupants voulaient bénéficier au maximum des équipements. Mais les directions parisienne et sochalienne ont tout mis en oeuvre pour combattre les appé###### des industriels allemands, et surtout ceux de Volkswagen. En 1943, VW pilla littéralement les Usines sochaliennes :
C’est plus de 10000 tonnes de métaux, tôles, fonte et acier qui furent pillés.
Chez Peugeot on organise alors une véritable résistance : instruction lente des commandes, objectif d'être le plus improductif possible, sabotage des machines venues d'allemagne. Ferdinand Porsche, coordinateur de l'effort industriel du IIIe Reich, s'en est aperçu en 1944: Il y eu 44 fusillés et 200 déportés.

4) Criminalisation de l'économie

Durant la guerre en Europe (1939-1941) puis la guerre mondiale (1941-1945), des millions d'hommes furent réduits en esclavage, sans parler des déportations et de l'extermination de millions de gens appartenant à des minorités sans défense. L'opération Barbarossa - l'invasion de l'Union soviétique en juin 1941 - fut pour Volkswagen l'occasion de s'illustrer particulièrement, pour ce qui concerne l'exploitation du travail forcé (Sur les trois millions de civils soviétiques réduits en esclavage, plus de la moitié furent des femmes). Tel était l'ordre nouveau auquel Ferdinand Porsche s'était voué.
Certes, lui-même n'a jamais eu de sang sur les mains, mais, comme activiste SS, il faisait partie de la machine d'extermination. Sans le travail des étrangers, et notamment des esclaves soviétiques, toute l'indus trie allemande se serait effondrée. Ainsi, au printemps 1945, la main-d’œuvre de Volkswagen était à 90 % non allemande. Paradoxe des paradoxes, ce furent les victimes de l'ordre fasciste qui contribuèrent à prolonger la vie des industries allemandes.

Porsche fut également responsable, avec Bodo LAFFERENTZ (fonctionnaire de haut rang du régime nazi) et Anton PIECH (avocat autrichien et gendre de Porsche, père de Ferdinand Piëch) d’un Camp de concentration, officiellement désigné sous le vocable de "Camp de Travail Erz". Ce camp se trouvait en France, sur la commune de Thil, près de Longwy (54). C’était une annexe du Struthof. Ce camp était une usine souterraine installée dans une mine où était fabriqué des parties de fuselage pour V1 (les bombes volantes). Ce camp et cette usine enfouie sous terre, dont l'histoire et la mémoire n'a pas retenu les dramatiques événements qui s'y sont produits était la seule usine de fabrication de "V1" installée sur le territoire français. Elle n'a cependant jamais pu produire ces armes car, au moment ou elle aurait pu démarrer sa production, les américains n'étaient plus qu'à quelques kilomètres. Elle a été évacuée du 1er au 3 septembre 1944. Les nazis ont emmené ce qu'ils pouvaient laissant toutefois sur place des machines outils et des pièces de production diverses, et exécutant au passage de nombreux détenus : ceux qui étaient originaires de PEENEMÜNDE et tous les juifs, dont ils laissent les cadavres sur place. . Le Camp De THIL fut le seul camp d'extermination par le travail situé sur le sol français, où a existé et fonctionné un four crématoire érigé en territoire non annexé par les nazis.

tout savoir sur Minette gmbh et le camp de Thil: http://www.outoftime...textes/kdo.html
PEENEMÜNDE et les V1: http://maridor.free....is/peenemun.htm


Comme les tueurs en masse d'IG Farben* , Ferdinand Porsche demeura le disciple non repenti de son Führer. Pourquoi donc a-t-il échappé au sort de Himmler (qui s'est suicidé), de Sauckel (qui a été pendu) ou d'autres de la même trempe ?.
A la fin de la guerre, la plupart des usines Volkswagen étaient en ruine. Mais cela ne donna pas pour autant le signal de l'effondrement du capitalisme allemand. Les amis SS de Volkswagen n'étaient plus là, ou bien ils avaient changé d'apparence ; mais, grâce à l'occupation alliée et au plan Marshall, Volkswagen et les autres resurgirent rapidement de leurs cendres. La Coccinelle devint le symbole du « miracle économique » d'Adenauer. Le parti nazi de Ferdinand Porsche avait cédé la place à l'Union chrétienne démocrate (CDU). La transition s'était faite dans le calme. Les temps avaient changé, des slogans différents apparurent. Et Ferdinand Porsche proclama sa foi en la démocratie, dans le marché libre et la construction européenne.



Porsche n'était pas seulement un brillant technicien, mais il a activement participé à la politique d'armement de Hitler, il était très lié à bon nombre de dirigeants nazis, et il a soutenu l'emploi de main-d’œuvre forcée et de détenus des camps de concentration. Il mourra en 1951 après avoir été inculpé de collaboration avec les nazis et condamné. A soixante-dix ans, le constructeur passa 22 mois en prison en France.



*Créé en 1925, IG Farben fut, jusqu'en 1945, le numéro un mondial de la chimie. Travaillant en étroite collaboration avec les nazis, le conglomérat, qui contrôlait plus de 200 sociétés, s'est rapidement trouvé impliqué dans la politique d'extermination des juifs, gérant en direct le camp d'Auschwitz. Au zénith de ses funestes activités, IG Farben employait 190 000 personnes, parmi lesquelles 80 000 travailleurs forcés. l'entreprise chimique productrice du gaz Zyklon B utilisé dans les camps de la mort n’est disparue qu’en 2003
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#2 volks

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Posté 28 août 2006 - 10:11

Je viens de lire ce post et franchement si tout cela n est pas de l intox,ca fait froid dans le dos! Cela n enleve rien du genie de Ferdinand Porsche mais un autre visage du personnage prend forme. C est clair que le genie va baisser dans mon estime... Certains diront la guerre c est ainsi et qu il est trop tard pour juger mais les faits sont la et si il a participe a tout ce qui est relate dans cet article,et bien il ne vaut pas mieux qu un Papon ou autre! Cela dit pour relativiser un peu,on sait tous tres bien que de nombreux grands chefs d entreprises,banquiers,hauts fonctionnaires ont les mains sales aujourd hui encore,et que penser de certains juifs aises qui pendant la guerre ont dennonces d autres juifs qui n etaient que de pauvres ouvriers... Ne nous voilons pas la face,certains hommes ont la memoire courte quand cela les arrange. Et pour finir avec un peu de legerte,je dirai simplement: puisque Porsche est une marque facho me voila une bonne excuse pour rouler en Renault! :)
La VW aircooled c'était mieux avant-hier!

BONNEUIL PARTY tous les 3 èmes vendredi au Memphis Coffee
BONNEUIL/MARNE 94.

#3 pascalG

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Posté 28 août 2006 - 11:18

De même on pourrait parler des brevets Tatra que Porsche a utilisé sans autorisation pour mener à bien la conception de KDF Wagen

Les suspensions à bras élastique et le châssis à poutre centrale étaient, entre autres, breveté Tatra (marque automobile tchèque disparue) pour son modèle 97.

Porsche était d’ailleurs poursuivi en justice par Tatra au moment de l’anschluss, qui rattache l’Autriche et l’ouest de la Tchécoslovaquie au Reich allemand. Avec ce rattachement, les usines Tatra, sous domination nazie, sont converties à la production militaire et les poursuites sont éteintes.
Le tatra 97 seront ensuite interdites de salon de l’auto à Berlin car jugées trop proches de la KDF….

Voir ici : http://www.tatra.dem...history_T97.htm

c'est une histoire assez compliquée, il y a les "pour" et les "contre".
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#4 KY260

KY260

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Posté 28 août 2006 - 12:39

juste un leger rectificatif à cet article tres tres bien fait
la marque Tatra existe toujours, mais ne fait que du poids lourd, tres reputé pour l'exploitation en milieu difficile.

#5 Invité_Coxphobic_*

Invité_Coxphobic_*
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Posté 28 août 2006 - 18:26

voir aussi dans l'express de cette semaine (du 24 au 30 août) un article sur l'économie allemande avec quelques photos et un passage sur wolfsburg

#6 1303jluc

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Posté 28 août 2006 - 21:39

Ouais, par contre j'espère que les Berg payent bien leurs employés, qu'ils ont droit à la sécurité sociale, aux congés payés..

Au fait, les gars de chez flat 4, ceux qui usinent les répliques de BRM, ils touchent combien?

Les mexicains, ceux qui ont fait les dernières cox, pouvaient ils s'en acheter une?

Et pétain, il était boyscout!!! :oops:

Bon j'arrête, je crois pas que le Père Ferdinand soit un saint, dans cette période maudite beaucoup de gens ont sali leurs mains et leur âme.

Ferdinand Porsche est mort en 1951, ses fils et petit fils ont repris la boutique et pas ses manières!

Demandez à un ouvirer Porsche s'il souffre à l'heure actuelle!

Même ceux qui montaient les 356 ne devaient pas trop être malheureux (même s'il fallait monter les boites de vitesse allongé sous la voiture)!

Maintenant, 55 ans de purgatoire, tu crois qu'il mérite plus le Ferdinand?

Maintenant seul le grand horlogé peut en décider.

Que cela nous serve de leçon.

Mais ne nous lachons pas trop vite sur un mort!

Peace on earth.

Et paix à tous les hommes de bonne volonté. :)

Modifié par 1303jluc, 29 août 2006 - 05:01 .


#7 speedymobile

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Posté 28 août 2006 - 23:22

je ne connaissais pas le coté obscur de ce monsieur :ph34r: mais je ne regrette pas d'avoir lu cet article !!!
la seule chose positive de tout ça c'est que nos cox sont agréables a regarder et qu'elles provoque toujours de la sympathie et non pas de la haine .... c'est déja ça au moins un point positif .....
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moi j'ai choisi de mettre un moteur de course dans une voiture de course !

#8 pascalG

pascalG

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Posté 29 août 2006 - 06:15

Mais ne nous lachons pas trop vite sur un mort!

Peace on earth.

Et paix à tous les hommes de bonne volonté. :)


salut

il ne s'agit pas de ça, mais d'une mise en lumière d'une partie de la vie de Porsche contemporaine de la naissance de la VW. ce qui est vraiment dommage c'est que cette partie est systématiquement mise de côté par les historiens de la vw en ne faisant ressortir que les bons côtés de M. Porsche. ce qui n'est pas objectif.

ça m'a paru important d'en parler en partant de sources sûres.

tout cela n'enlève en rien ses talents de techniciens bien entendu.
mais il n'était pas que cela.

la bonne question à se poser était:

ce qui serait intéressant c'est de savoir pourquoi Porsche n'a pas rejoint la resistance allemande ou pourquoi ne s'est il pas exilé comme bon nombre d'intellectuels anti-fascistes?
;)
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#9 pascalG

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Posté 29 août 2006 - 13:20

sans vouloir trop insister, je me permet tout de même une autre question:

que Porsche ait été séduit par l'idée de l'auto de course (Auto Union), sans contrainte financière, où seul le résultat compte, ça se comprend.
l'histoire de la vw, ok.

mais devient on par hasard président de la Fédération allemande de l’industrie automobile, président de la Commission Panzer, coordinateur de l'effort industriel du IIIe Reich et responsable d'un camp de concentration?

sans se poser de question?


je ne pense pas que ça lui est tombé dessus comme à la loterie.
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#10 Invité_Coxphobic_*

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Posté 29 août 2006 - 15:33

malheureusement, l'erreur la plus répendue pour regarder l'histoire et la comprendre est de la regarder avec une vision de l'époque actuelle, et de juger à partir de cette même vision. alors qu'au contraire pour regarder et comprendre l'histoire sans en alterer le sens, il faut la regarder avec le regard de l'époque.

l'article de pascal est vraiment très bien, d'une grande qualité avec justement le détachement de notre époque. :good:

le deuxième gros problème dans le cas présent est que pour beaucoup cette vérité est très dure à admettre car, elle remet en cause une partie du fondement de leur passion et de leur "culte" voué au créateur de la coccinelle. on peut admirer un homme pour son côté scientifique et ne pas adhérer à son idéologie politique.

tout celà fait partie de l'histoire de volkswagen qu'on le veuille ou le non, il ne sert à rien de vouloir le renier n'y même de l'idoler, juste de le savoir.

#11 1303jluc

1303jluc

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Posté 03 septembre 2006 - 11:23

salut

il ne s'agit pas de ça, mais d'une mise en lumière d'une partie de la vie de Porsche contemporaine de la naissance de la VW. ce qui est vraiment dommage c'est que cette partie est systématiquement mise de côté par les historiens de la vw en ne faisant ressortir que les bons côtés de M. Porsche. ce qui n'est pas objectif.

ça m'a paru important d'en parler en partant de sources sûres.

tout cela n'enlève en rien ses talents de techniciens bien entendu.
mais il n'était pas que cela.

la bonne question à se poser était:

ce qui serait intéressant c'est de savoir pourquoi Porsche n'a pas rejoint la resistance allemande ou pourquoi ne s'est il pas exilé comme bon nombre d'intellectuels anti-fascistes?
;)



Bonjour, je te pries de bien vouloir excuser mon analyse à chaud (loin d'être objective).

Tu as raison, nous devons savoir qui était le personnage. Cela fait de la peine c'est sur mais les familles touchées par ces actions ont une peine sans commune mesure.

Aussi, ne tiens pas compte de mes bêtises.

Le message que j'essayais de faire passer (de manière très maladroite) est que bien des pères ont commis des fautes graves sans que leurs enfants soient à leur tour des criminels.

Aussi je citais la situation des ouvriers Porsche qui doit être à l'heure actuelle la plus enviable dans l'industrie auto (cela n'a pas forcément était toujours le cas).

Si l'on considère que la cox est "l'enfant" de F P, elle n'est pas responsable de ses actes.

Enfin, si c'était à refaire, un monde sans Adolf et donc sans cox aurait été des millards de fois préférable.

Amicalement.

1303JLUC

#12 Philocox

Philocox

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Posté 30 septembre 2006 - 02:22

Comme dit plus haut, remettez les faits dans leur contexte...

Dans un pays écrasé, mis complètement à genoux comme l'a été l'Allemagne en 1918, en pleine faillite, avec un taux de chômage maximum, dès qu'un homme ouvre la voie vers l'avenir, le retour de l'honneur et des estomacs remplis, tout le monde le suit.... Dr Porsche ou pas....

Regardez Benoît seizième du nom, il voudrait nous faire croire qu'il a été enrôlé de force à seize ans...

Moi je dis: je ne suis pas sûr qu'on aurait été mieux qu'eux à leur place à leur époque.
1303 TAZ, "The Aixam Zapper"
Ovale Deluxe 1956 "Little Suzie"

http://www.old-vw-spirit-of-forest.be

#13 pascalG

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Posté 30 septembre 2006 - 11:02

juste un petit rectificatif

au moment où Hitler prend le pouvoir, Porsche est déjà un ingénieur reconnu, il n'était ni miséreux, ni au chômage, mais bel et bien un industriel qui a soutenu la politique nazi.
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#14 scorpion

scorpion

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Posté 30 septembre 2006 - 12:01

merci a toi pour cet article
sa fait pensé aussi a oscar schindler
pas dans le méme sens !!!
adresse msn:jms.1300vw@hotmail.fr





Scorpion

est de retour sur old droppers !!!


#15 Jewell

Jewell

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Posté 30 septembre 2006 - 12:38

Comme dit plus haut, remettez les faits dans leur contexte...

Dans un pays écrasé, mis complètement à genoux comme l'a été l'Allemagne en 1918, en pleine faillite, avec un taux de chômage maximum, dès qu'un homme ouvre la voie vers l'avenir, le retour de l'honneur et des estomacs remplis, tout le monde le suit.... Dr Porsche ou pas....

Regardez Benoît seizième du nom, il voudrait nous faire croire qu'il a été enrôlé de force à seize ans...

Moi je dis: je ne suis pas sûr qu'on aurait été mieux qu'eux à leur place à leur époque.



eh oui replacez cela dans son contexte...

si il refuse la place de la panzer division, la prochaine balle c'est pour lui...

c'etait un regime dictatorial rappelons le...

en ces temps chacun essayait de sauver sa peau ni plus ni moins, et il est trop simple de critiquer apres...

ca ne veut pas direque je cautionne loin de la, mais dans le contexte de l'epoque, ya ceux enrolés par ideologie et ceux enroles par interet...
"Just leave me alone I know what i'm doing!" Kimi Raikkonen, Abu Dhabi 2012




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